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Les causes

Les causes

La maladie veineuse peut avoir différentes origines. Son apparition et son évolution sont souvent amplifiées par des facteurs de risque et des situations aggravantes souvent méconnues.

Du point de vue physiologique, le sang remonte vers le coeur par les veines. C’est ce que l’on appelle le flux veineux. Pour lutter contre la pesanteur et donner la direction au sang, un système de valvules anti-reflux, étagées et agissant comme des clapets anti-retours, empêche le sang de refluer.

A l’origine de la maladie veineuse des membres inférieurs, on constate une dilatation des veines ou détérioration des valvules anti-reflux. Un reflux s'installe et provoque une augmentation de la pression du sang dans les veines et le ralentissement de la vitesse de circulation du sang (la stase) entraînant les premiers signes de la maladie. Le sang qui stagne dans une veine peut alors provoquer une dégradation de la paroi veineuse provoquant une déformation et l'apparition de varices.

Ces affections veineuses des membres inférieurs sont évolutives.
Sans traitement, elles peuvent engendrer des complications graves.

Les facteurs de risque

Il existe de nombreux facteurs de risque :

Le sexe constitue, derrière l'hérédité, un facteur de risque important. Il en est de même pour l'âge, l'obésité, la position au travail (position debout avec piétinement, position assise prolongée, port de charges lourdes), la grossesse et la ménopause. Les longs voyages et certains sports, sont autant de situations aggravantes qui nécessitent une réelle prise en compte du risque veineux.

Les situations aggravantes

Les longs voyages

Les longs voyages (plus de 4 heures) peuvent faire apparaître des problèmes veineux divers. Favorisée par l'immobilité, la stase veineuse peut provoquer un oedème (gonflement des jambes) ou, plus grave, une thrombose veineuse profonde (phlébite), puis une embolie pulmonaire, qui peut être fatale. Tous ces problèmes veineux peuvent apparaître même chez des sujets sains sans antécédents d'insuffisance veineuse.

Le sport

Le sport est plus souvent l'ami de la veine que son ennemi. Seule la pratique très intensive de certains sports est susceptible d'aggraver ou de provoquer l'apparition de troubles veineux. Il s'agit notamment des sports qui ébranlent la colonne veineuse (tennis, squash), provoquent des hyperpressions (haltérophilie, aviron), bloquent les articulations (ski alpin, équitation, patinage) ou entraînent des traumatismes importants (rugby, judo).

Les sports qui mettent en action la voûte plantaire et le muscle du mollet, favorisent en revanche le retour du sang vers le cœur. Ils sont considérés comme favorables au plan veineux : la marche, la natation, le vélo, le golf, le ski de fond…

La grossesse

Les modifications hormonales, la compression exercée par l'utérus sur les veines et l'augmentation du volume sanguin expliquent la fréquence de cette pathologie chez les femmes enceintes. S'il est vrai qu'une femme enceinte sur deux présente des signes d'affection veineuse des membres inférieurs, affection veineuse ne veut pas toujours dire varices. Le risque de thrombose veineuse profonde est multiplié par 5 pendant la grossesse et par 60 dans les semaines qui suivent l'accouchement. Le risque augmente avec le nombre de grossesses.

Pour en savoir plus sur les risques veineux pendant la grossesse, rendez-vous sur : www.9moismesjambesetmoi.com 

La contraception

La contraception orale (pilule) n'est pas contre-indiquée en cas d'affection veineuse superficielle des membres inférieurs. Elle l'est, en revanche, en cas d'antécédent de thrombose veineuse, qui sont trois fois plus fréquentes sous pilule.

La ménopause

La ménopause se manifeste en deux temps : baisse progressive de la sécrétion de progestérone, puis baisse de la production d'oestrogènes. La ménopause est alors responsable de manifestations émotionnelles et physiques caractéristiques. On constate alors l’apparition de gonflements des chevilles et des jambes, ainsi qu'une prolifération des varicosités.

(1) « Varices et grossesse », par le Docteur Frédéric VIN, Genesis, Janvier 2003, n°82